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EAIIST: una traversa sul plateau polare

EAIIST: una traversa sul plateau polare Posted on 22 Dicembre 2019

Mentre il team di Beyond EPICA Oldest Ice è giunto sul luogo preciso della perforazione a Little Dome C, il team del progetto EAIIST (East Antarctic International Ice Sheet Traverse) prosegue la sua avanzata sul plateau polare e sta attraversando una distesa di megadune.

Partita dalla base Concordia il 7 Dicembre scorso la traversa di EAIIST (composta da 5 trattori Caterpillar e da un gatto delle nevi che fa da apripista, con a bordo sei ricercatori, tre meccanici e un medico) rientrerà a Concordia il 25 Gennaio dopo aver percorso 1318 Km sul plateau polare in direzione del polo sud geografico, con temperature che si aggirano fra i -25 e i -40 gradi centigradi. La velocità media è di 8 km/ora. Sono previste diverse tappe per effettuare carotaggi, prelevare campioni di neve e di nevé, installare stazioni meteo automatizzate e sismometri, compiere rilevazioni radar.

Responsabile scientifico della traversa è il ricercatore francese Joël Savarino dell’Institut des géosciences de l’environnement di Grenoble (IGE), in collaborazione con la collega italiana Barbara Stenni dell’Università di Cà Foscari a Venezia. I ricercatori del team EAIIST sono glaciologi, sismologi, paleoclimatologi e meteorologi. Del team fanno parte Andrea Spolaor dell’Università Cà Foscari e Philippe Possenti dell’IGE (veterano del progetto EPICA DC).

Alcune delle tappe previste dalla traversa EAIIST nel corso dei 50 giorni di spedizione sul plateau dell’Antartide orientale, fra Dome C (Concordia) e il polo sud geografico.
MEGADUNE viste dai satelliti (NASA-NDSIC)
Il raid EAIIST all’arrivo a Concordia, dopo aver percorso 1200 km dalla piccola base Robert Guillard presso DDU nella terre Adélie (erano partiti il 23 Novembre).

Tre sono essenzialmente gli scopi del progetto (finanziato dalla Francia, dall’Italia e dall’Australia):

  1. valutare il bilancio di massa dell’Antartide;
  2. studiare le megadune – ondulazioni dell’altezza di 10-20 metri e le cui creste distano 4 Km l’una dall’altra;
  3. studiare la fisica e la chimica della neve.

L’area delle megadune in prossimità di Dome C era stata esplorata nel 1998-1999 con un raid diretto dal glaciologo italiano Massimo Frezzotti dell’ENEA e nel 2002 dai ricercatori americani Mark Fahenstock, Ted Scambos, Mary Albert, Rod Bauer e Christopher Shuman.

MEGADUNE: testo del NSIDC

Qui un video di presentazione del progetto EAIIST sul sito dell’IPEV, il programma polare francese (in francese)

Qui una intervista radiofonica di Joël Savarino poco prima della partenza del raid (in francese)

COMUNICATO STAMPA:

COMMUNIQUÉ DE PRESSE NATIONAL – PARIS – 03 DÉCEMBRE 2019Un raid sur le plateau Antarctique pour mieux évaluer la hausse du niveau des mers

Du 7 décembre 2019 au 25 janvier 2020, une équipe composée de scientifiques du CNRS, de l’Université Grenoble Alpes et de collègues italiens parcourra 1318 km aller-retour au centre du plateau Antarctique, pendant un raid organisé par l’Institut polaire français avec la collaboration du programme antarctique italien, depuis la station franco-italienne Concordia en direction du pôle Sud. Mieux déchiffrer les archives climatiques et mieux prévoir la hausse du niveau marin : tels sont les deux principaux objectifs de l’expédition EAIIST (East Antarctic International Ice Sheet Traverse), soutenue notamment par l’Agence nationale de la recherche et la Fondation BNP Paribas.

C’est l’une des plus grandes inconnues du changement climatique : comment le continent Antarctique réagit-il au réchauffement en cours ? On observe déjà une fonte accrue de la calotte, notamment sur les côtes. Mais selon certains modèles, le réchauffement s’accompagne aussi de précipitations plus intenses sur le continent blanc, ce qui limiterait la perte de masse de la calotte glaciaire et modérerait la montée des océans.

Des scientifiques français, italiens et australiens souhaitent tester cette hypothèse en vérifiant si l’accumulation de neige a effectivement augmenté sur le plateau Antarctique. Pour ce faire, le raid EAIIST explorera pendant plusieurs semaines ses parties les plus arides, inhospitalières et méconnues1, pourtant essentielles au fonctionnement de la machine climatique terrestre.

Dans la région cible du raid, à mi-chemin entre Concordia et le pôle Sud, l’hyperaridité et le régime des vents conduisent à la formation de structures uniques sur Terre : des « surfaces vitrées », où la glace est à nu, et des ondulations de grande échelle appelées mégadunes, invisibles à l’œil nu mais révélées par satellite. Comprendre leur formation et la manière dont elles enregistrent la composition de l’atmosphère est essentiel pour interpréter les archives du climat que constituent les carottes de glace. Ces régions sont en effet considérées comme les meilleurs analogues des époques glaciaires, où les précipitations ont été beaucoup plus faibles que pendant les périodes chaudes.

Un ensemble de compétences a été rassemblé autour de ces questions : physique de la neige et géophysique, géochimie, chimie atmosphérique, météorologie. Aux différentes étapes, les spécialistes prélèveront des échantillons de neige et des carottes de glace, réaliseront des profils radar pour sonder l’empilement des couches de neige… Ils déploieront aussi des instruments autonomes (stations météorologiques, GPS et sismiques) afin d’obtenir un enregistrement saisonnier complet du comportement de la glace et des précipitations sur les différents sites visités.

Ces mesures au sol seront mises en correspondance avec les données satellitaires et prolongées par des études en laboratoire.

Totalement autonome, l’expédition EAIIST est aussi un défi logistique. À la vitesse moyenne de 8 km/h, par des températures « estivales » de -25 à -45 °C, le convoi de 243 tonnes parcourra 1318 kilomètres en 50 jours (près de 4000 km si l’on inclut son préacheminement depuis la côte). Tout ceci est possible grâce au savoir-faire et à l’expérience de l’Institut polaire français et du Programma Nazionale Di Ricerche in Antartide italien, avec le soutien de l’Australian Antarctic Division. Sur les 10 personnes à bord en permanence, trois logisticiens et un médecin urgentiste de ces agences polaires accompagneront les scientifiques.

Le projet est piloté conjointement par Barbara Stenni, de l’Université Ca’ Foscari de Venise, et Joël Savarino, chercheur CNRS à l’Institut des géosciences de l’environnement (CNRS/Université Grenoble- Alpes/IRD/Grenoble INP), responsable scientifique du raid. Au-delà de la dizaine de scientifiques de France et d’Italie participant à la traversée, le projet de recherche implique au total une quarantaine de scientifiques issus d’une quinzaine de laboratoires de France, d’Italie et d’Australie.

Outre les salaires des personnels et le support logistique (plus d’un million d’euros), l’opération bénéficie notamment du soutien de l’Agence nationale de la recherche et la Fondation BNP Paribas à hauteur de 1,6 million d’euros. La partie italienne du projet EAIIST est financée par le Ministère de l’éducation, de l’université et de la recherche à travers le Programme national de recherche antarctique (PNRA).